Le Japon

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Le Japon me guide dans mon travail, je me sens proche de cette esthétique et de cette façon d’appréhender les choses. Comme si mes sensations, mes intuitions, mes gestes, mes décisions ne trouvaient pas d’écho dans ma culture française ; je cherche là-bas une résonance. Mais la culture japonaise n’est pas la source, c’est la clé. Cette culture m’éclaire plutôt qu’elle ne m’inspire, j’y trouve les mots pour exprimer ma voie.

Ainsi, cinq thèmes en écho avec la notion de wabi-sabi (concept esthétique japonais) résument parfaitement l’essence de la reliure origata :

Réduire jusqu’à l’essence, sans enlever la poésie

Se défaire du superflu, travailler dans la sobriété, la modestie, la discrétion et la sincérité, dans la quête de l’état de grâce qui se révélera lors de la manipulation de l’ouvrage.

La beauté réside dans les détails discrets et négligés

S’intéresser à ce qui est habituellement caché, pour transformer en beau ce que tout le monde s’accorde à trouver sans beauté, ou sans intérêt.

Aucune hiérarchie des matériaux

Se concentrer sur l’intrinsèque et la manifestation des forces physiques des matériaux pour rendre leur expression plus riche.

Il n’y a que des illusions de permanence

Chercher à s’inscrire dans le temps, plutôt que d’espérer l’éternel. Faire de l’impermanence de toute chose une contrainte utile à la création.

La structure fait partie intégrante de la décoration

La grandeur réside dans les détails discrets, les faibles preuves et traces fragiles d’un geste. Chercher le lien entre le structurel et le décoratif, afin que se produise entre vous et l’objet cet événement dynamique qu’on appelle la beauté.

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